Colombe Airline : Une nouvelle compagnie qui rallie Ouagadougou et Bobo-Dioulasso à 30.000 FCFA

Les visages sont tendus, déconfits. A un moment donné, nous survolions les nuages quand l’oiseau de fer s’est stabilisé, mon rythme cardiaque est revenu à la normal. Un champagne nous a été servi, puis un déjeuner qui a été dévoré d’un trait surtout que l’attente à l’aéroport était longue. Une quarantaine de minutes plus tard les roues de l’appareil se sont posés sur la piste d’atterrissage de l’aéroport de la ville de Sya. Des applaudissements ont accueilli le retour réussi sur terre.

Désormais en moins d’une heure, fendez les airs depuis Ouagadougou pour Bobo-Dioulasso au prix de 30 000 FCFA. Étonnant n’est-ce pas ? C’est pourtant l’offre de la nouvelle compagnie aérienne Colombe Airline qui s’est fixée pour objectif de réduire les distances à moindre coût. Elle a lancé ses activités le samedi 5 octobre 2013 à travers un vol inaugural Ouaga-Bobo-Ouaga.

Pour un vol inaugural, c’en était vraiment un. Il fallait mettre les petits plats dans les grands pour que ce vol soit des plus réussis. En effet, convoqués à partir de 8h30mn le samedi 5 octobre 2013, les passagers de Colombe Airline faisaient le pied de grue à l’aéroport international de Ouagadougou. Comme il s’agissait d’un vol spécial, chaque passager a reçu son billet et attendait l’enregistrement. Pendant ce temps, les organisateurs mettaient les bouchées doubles pour une réussite de ce premier vol de « Colombe ». « Finalement, ce voyage aura-t-il lieu ? », entendait-on çà et là dans le groupe des passagers. Aux environs de 11h00, les cartes d’embarquement sont prêtes. A 11h 25 nous avons embarqué à bord de l’ATR 72 de Colombe Airline. Chez certains, le cœur battait la chamade à commencer par l’auteur de ces lignes qui effectuait son baptême de l’air.

Une fois à bord, nous avons assisté à une démonstration des mesures de sécurité à adopter à l’intérieur de l’avion à savoir la position, la ceinture de sécurité, la mise hors de portée des appareils qui émettent des ondes, la tenue de sauvetage … Après est survenu le moment « fatidique » : le décollage aux environs de 12h05. Les visages sont tendus, déconfits. A un moment donné, nous survolions les nuages quand l’oiseau de fer s’est stabilisé, mon rythme cardiaque est revenu à la normal. Un champagne nous a été servi, puis un déjeuner qui a été dévoré d’un trait surtout que l’attente à l’aéroport était longue. Une quarantaine de minutes plus tard les roues de l’appareil se sont posés sur la piste d’atterrissage de l’aéroport de la ville de Sya. Des applaudissements ont accueilli le retour réussi sur terre. C’est d’ailleurs en ce moment que j’ai découvert que je n’étais pas seule à avoir de petites frayeurs dans l’ATR 72 : « Au départ, j’ai eu peur et j’ai même frissonné, mais j’ai aimé, c’était intéressant », me confie Gilbert Tougma, mon confrère de la radio nationale. Il n’y avait pas que des journalistes à bord de cet aéronef : « J’avais une sensation bizarre et surtout que ce n’est pas une longue distance et que c’est un premier vol, je craignais quelques pannes mais Dieu merci tout s’est bien passé, le service est bien et l’accueil parfait », a soufflé Serge Baziémo, représentant d’une société.

La cérémonie officielle a eu lieu et la joie des autorités locales était grande. C’est le cas également d’opérateurs économiques tel Djanguinaba Barro qui ont salué l’initiative. Cerise sur le gâteau : le promoteur Pascal Tigahiré, PCA de la compagnie, a reçu la bénédiction de ses pairs pour l’activité qui venait d’être lancée. A l’écouter, l’entreprise est portée par des Burkinabè et la réflexion a été menée, études à l’appui, avec l’ambition d’offrir aux voyageurs la possibilité de relier Ouaga et Bobo et vice versa dans la rapidité, le confort et la sécurité. Le directeur des opérations aériennes de Colombe, le commandant Max Ouédraogo, soutient que c’est un aéronef qui consomme moins d’énergie et que dans un premier temps la compagnie travaille avec des Hélit d’Espagne en attendant le transfert aux Burkinabè. Pour ce début donc, Colombe Airline dispose de trois aéronefs dont deux de 66 places chacun et un de 150 places. L’ouverture de cette ligne, à n’en point douter, contribuera au développement économique de la ville de Sya. Ainsi, le patron de la cérémonie, Soungalo Apollinaire Ouattara, a salué l’initiative et encouragé le promoteur à ne point baisser les bras.

Ebou Mireille Bayala
Lobservateur.bf

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